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ENGLISH
I think for a long time I believed that perseverance was enough.
For years, I tried. Again and again. I launched different projects, sometimes bold.
I imagined charitable initiatives, carried out activist actions, proposed ideas that I wanted to be virtuous, useful, aligned with my values.
I never sought the easy way. I wanted to build something meaningful.
I gave time. A lot of time. I invested energy, resources, attention. I practiced manual curation more than regularly, even daily.
I read, commented, supported, encouraged. I voted with awareness, with discernment, sometimes even with sincere enthusiasm for creators who deserved to be highlighted.
I naively thought that this commitment, this consistency, this loyalty to the ecosystem would eventually create a collective momentum.
But reality turned out very differently.
There were never many people who truly took an interest in my projects. A small group, yes. Loyal. Kind. Present. And I am deeply grateful to them. But this group remained tiny. And within this already restricted circle, only a handful actively participated, helped concretely, took initiatives. The others followed from afar, observed, sometimes reacted… rarely more.
I won’t even mention those who only came to collect. The votes. The gifts. The advantages. Those who appeared with a smile when there was something to gain, and disappeared as soon as it was time to contribute, support, relay, build. They left a particular mark, a bitterness I long refused to face.
I am not naïve enough to believe that everyone must get involved with the same intensity. Everyone has their own life, priorities, constraints. I sincerely understand that. But by constantly giving without real collective return, by hoping for a dynamic that never comes, something slowly wears out inside.
It is not anger. It is not even a reproach. It is fatigue.
A deep weariness of carrying almost alone impulses that were meant to be shared. Of maintaining spaces that could have become alive, vibrant, collaborative… but remained fragile, intermittent, dependent on my energy. And when an entire structure rests essentially on one person, sooner or later, it falters.
For a long time, I told myself I had to hold on. That the next initiative would be the right one. That the next project would unite more people. That consistency would eventually pay off. Maybe in another context, with different dynamics, it would have. Maybe I made mistakes too. Probably.
But today, I have to be honest with myself.
That is why I made a difficult decision: I have closed most of my accounts. I will stop the majority of the projects I was carrying.
Simply because I need to preserve my energy, and my time for the issues here in Belgium.
I am not disappearing completely.
I will continue to do what I know how to do consistently: vote.
Support as well, but in a different way.
More sober. More distant. Less emotionally invested.
I will remain present through curation, because I still believe in it.
But I will no longer carry structures. I will no longer launch collective initiatives on Hive. I will no longer distribute gifts to try to create an artificial dynamic. I am leaving that behind.
I am focusing on activism in everyday life and on my livelihood, which within 15 days will become a real challenge in itself.
There is disappointment, yes. A real one. The disappointment of having imagined something bigger, more supportive, more collaborative. Of having believed that virtue and generosity would be enough to spark engagement. But there is also a form of peace in this decision. As if I were finally accepting the limits of a system, and my own.
I do not regret having tried. I do not regret having given. All of it was part of the path. But it is time for me to change posture.
And maybe from there, something fairer will emerge. Or maybe not. This time, I will not force it.
I thank those who helped me, and I say “zut” to the orcas and whales, sometimes even compatriots, who were content to watch me from afar, never helping, even though it would have benefited them.
I remain available on our Discord.
Français
Je crois que j’ai longtemps cru que la persévérance suffisait.
Pendant des années, j’ai tenté. Encore et encore. J’ai lancé des projets différents, parfois audacieux.
J’ai imaginé des initiatives caritatives, porté des actions militantes, proposé des idées que je voulais vertueuses, utiles, alignées avec mes valeurs.
Je n’ai jamais cherché la facilité. Je voulais construire quelque chose qui ait du sens.
J’ai donné du temps. Beaucoup de temps. J’ai investi de l’énergie, des ressources, de l’attention. J’ai pratiqué une curation manuelle plus que régulière, même quotidienne.
J’ai lu, commenté, soutenu, encouragé. J’ai voté avec conscience, avec discernement, parfois même avec enthousiasme sincère pour des créateurs qui méritaient d’être mis en avant.
Je pensais naïvement que cet engagement, cette constance, cette loyauté envers l’écosystème finiraient par créer un élan collectif.
Mais la réalité a été tout autre.
Il n’y a jamais eu grand monde qui se soit réellement intéressé à mes projets. Un petit groupe, oui. Fidèle. Bienveillant. Présent. Et je leur en suis profondément reconnaissant. Mais ce groupe est resté minuscule. Et au sein même de ce cercle restreint, à peine une poignée participait activement, aidait concrètement, prenait des initiatives. Les autres suivaient de loin, observaient, parfois réagissaient… rarement plus.
Je ne parle même pas de ceux qui ne venaient que pour ramasser. Les votes. Les cadeaux. Les avantages. Ceux qui apparaissaient avec le sourire quand il y avait quelque chose à gagner, et qui disparaissaient aussitôt qu’il fallait contribuer, soutenir, relayer, construire. Ceux-là ont laissé une trace particulière, une amertume que j’ai longtemps refusé de regarder en face.
Je ne suis pas naïf au point de croire que tout le monde doit s’impliquer avec la même intensité. Chacun a sa vie, ses priorités, ses contraintes. Je le comprends sincèrement. Mais à force de donner sans véritable retour collectif, à force d’espérer une dynamique qui ne vient pas, quelque chose s’use à l’intérieur.
Ce n’est pas une colère. Ce n’est même pas un reproche. C’est une fatigue.
Une lassitude profonde de porter presque seul des élans qui se voulaient partagés. De maintenir des espaces qui auraient pu devenir vivants, vibrants, collaboratifs… mais qui sont restés fragiles, intermittents, dépendants de mon énergie. Et lorsque toute une structure repose essentiellement sur une seule personne, tôt ou tard, elle vacille.
Je me suis longtemps dit qu’il fallait tenir. Que la prochaine initiative serait la bonne. Que le prochain projet fédérerait davantage. Que la constance finirait par payer. Peut-être que dans un autre contexte, avec d’autres dynamiques, cela aurait été vrai. Peut-être que j’ai aussi commis des erreurs. Sans doute même.
Mais aujourd’hui, je dois être honnête avec moi-même.
C’est pour cette raison que j’ai pris une décision difficile : j'ai fermé la plupart de mes comptes. Je vais arrêter la majorité des projets que je portais.
Simplement parce que je dois préserver mon énergie, et mon temps aux problèmes ici en Belgique..
Je ne disparais pas totalement.
Je continuerai à faire ce que je sais faire avec constance : voter.
Soutenir, aussi, mais d’une autre manière.
Plus sobre. Plus distante. Moins investie émotionnellement.
Je resterai présent à travers la curation, parce que j’y crois encore.
Mais je ne porterai plus de structures. Je ne lancerai plus d’initiatives collectives sur Hive. Je ne distribuerai plus de cadeaux pour tenter de créer une dynamique artificielle. Je laisse cela derrière moi.
Je me concentre sur la militance dans la vie de tous les jours et à ma subsistance, qui d'ici 15 jours deviendra un véritable défi en soi.
Il y a de la déception, oui. Une vraie. Celle d’avoir imaginé plus grand, plus solidaire, plus collaboratif. Celle d’avoir cru que la vertu et la générosité suffiraient à susciter l’engagement. Mais il y a aussi une forme d’apaisement dans cette décision. Comme si j’acceptais enfin les limites d’un système, et les miennes.
Je ne regrette pas d’avoir essayé. Je ne regrette pas d’avoir donné. Tout cela faisait partie du chemin. Mais il est temps pour moi de changer de posture.
Et peut-être qu’à partir de là, quelque chose de plus juste émergera. Ou peut-être pas. Cette fois, je ne forcerai plus.
Je remercie ceux qui m'ont aidé, et je dis zut aux orques et baleines , parfois même compatriotes qui se sont contentés de me regarder de loin, sans jamais aider, alors que cela leur aurait rapporté.
Je reste disponible sur notre discord.
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